11/11/2015

L'éléphant et les aveugles

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Autrefois, le Bouddha séjournait dans le royaume de Sravasti.

 Les brahmanes discutaient à propos de leurs livres saints et il s'était formé une contestation qu'ils ne parvenaient pas à résoudre.

Ils en étaient arrivés à se blâmer et à se haïr les uns les autres, se disant mutuellement : "Ce que nous savons est la loi, c'est en accord avec la doctrine. Ce que vous savez, comment serait-ce la loi, en accord avec la doctrine ? Ce qu'il faut dire avant, vous le dites après; ce qu'il faut dire après, vous le dites avant. Votre science est vaine et vous n'avez pas la moindre connaissance".

C'est ainsi qu'ils se portaient des coups avec l'arme de la langue et, pour une blessure reçue, ils en rendaient rois.

 Ils racontèrent au Bouddha ce qui s'était passé. Il leur raconta cette histoire :

Il y a fort longtemps, il y avait un roi qui comprenait la loi bouddhique mais dont les sujets, ministres ou gens du peuple étaient dans l'ignorance, se référant à des enseignements partiels, mettant en doute la clarté du soleil et de la lune.

Le roi, désirant que ces gens cessent de rester dans des mares et aillent naviguer sur le grand océan, décida de leur montrer un exemple de leur aveuglement. il ordonna donc à ses émissaires de parcourir le royaume pour rassembler ceux qui étaient aveugles de naissance et les amener au palais.

 Quand les aveugles furent réunis dans la salle du palais, le roi dit : "Allez leur montrer des éléphants".

Les officiers menèrent les aveugles auprès des éléphants et les leur montrèrent en guidant leurs mains.

Parmi les aveugles, l'un d'eux saisit la patte d'un éléphant, un autre la queue, un autre toucha le ventre, un autre le côté, un autre le dos, un autre prit une oreille, un autre une défense, un autre la trompe.

 Les émissaires ramenèrent ensuite les aveugles vers le roi qui leur demanda "A quoi ressemble un éléphant?"

 Celui qui avait tenu une patte répondit "Un éléphant c'est comme un tuyau verni"

Celui qui avait tenu la queue dit que l'éléphant était comme un balai

Celui qui avait touché le ventre dit qu'il était comme un tambour

Celui qui avait touché le côté dit qu'il était comme un mur

Celui qui avait touché le dos dit qu'il était comme une table élevée

Celui qui avait touché l'oreille dit qu'il était comme un plateau

Celui qui avait tenu une défense dit qu'il était comme une corne

Celui qui avait tenu la trompe dit qu'il était comme une corde

 Les aveugles se mirent alors à se disputer, chacun affirmant qu'il était dans le vrai et les autres non.

 Le roi rit alors aux éclats et dit "Vous tous, comme ces aveugles vous êtes. Vous vous disputez vraiment et prétendez dire vrai; ayant aperçu un point, vous dites que le reste est faux, et à propos d'un éléphant, vous vous querellez"

 Le Bouddha dit aux moines "Ainsi sont ces brahmanes. Sans sagesse, et à cause de leur cécité, ils en arrivent à se disputer. Et à cause de leur dispute, ils restent dans l'obscurité et ne font aucun progrès".

 

 Texte tiré du livre Les enseignements du bouddha - Contes et paraboles - Textes choisis par Pierre Crépon

Cet ouvrage est une merveilleuse introduction au bouddhisme pour tous ceux qui veulent découvrir cette sagesse millénaire. C'est aussi un recueil de référence sur une des expressions majeures du patrimoine bouddhique, les contes et paraboles. C'est en effet un moyen privilégié pour rendre accessible les enseignements du Bouddha.

Choisis et présentés par Pierre Crépon - connu pour être un des meilleurs spécialistes du bouddhisme - les textes regroupent des paraboles célèbres, des contes mettant en scène des religieux, des laïcs, des animaux et des démons.

 

Très belle journée - Mabelle

 

 

18/10/2015

A méditer

Un maître zen (roshi) et son disciple se promènent au bord d'un lac.

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Des ordures ont été déposées sur la berge, offusqué le disciple le fait remarquer à son Roshi.

Il constate le fait et répond : "oui je vois cela"

Et aussitôt il lève les yeux et dit : "Mais je vois aussi la splendeur de la nature, j'entends le chant des oiseaux qui berce mon âme, je sens le vent qui caresse mon visage ..."

Ne laissez pas votre champ de conscience se rétrécir sur le négatif, n'oubliez pas de contempler le beau aussi. 

Magnifique journée - Mabelle

11/09/2015

Je vois

Un maître zen (roshi) et son disciple se promènent au bord d'un lac.

Des ordures ont été déposées sur la berge, offusqué le disciple le fait remarquer à son Roshi.

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Il constate le fait et répond : "oui je vois cela"

Et aussitôt il lève les yeux et dit : "Mais je vois aussi la splendeur de la nature, j'entends le chant des oiseaux qui berce mon âme, je sens le vent qui caresse mon visage ..."

Ne laissez pas votre champ de conscience se rétrécir sur le négatif, n'oubliez pas de contempler le beau aussi.

Belle journée - Mabelle